Un article publié dans Cell Death Discovery confirme que la sibiriline cible et inhibe de manière unique deux formes majeures de mort cellulaire programmée : la nécroptose et la ferroptose

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L’inhibition simultanée de ces deux voies de mort cellulaire régulée représente une approche particulièrement innovante qui pourrait permettre de traiter des pathologies graves et chroniques.

SeaBeLife est fière de partager la publication d’un article dans la revue Cell Death Discovery, qui fait partie des publications du groupe Nature, sur le mécanisme d’action de sa molécule brevetée. L’article s’intitule : « Sibiriline, a novel dual inhibitor of necroptosis and ferroptosis, prevents RIPK1 kinase activity and (phospho)lipid peroxidation as a potential therapeutic strategy ».

 

Dans cet article, nos co-fondateurs Claire Delehouzé, Morgane Rousselot, Stéphane Bach et Marie-Thérèse Dimanche-Boitrel, ainsi qu’Axelle Autret, Romain Lucas et leurs co-auteurs, ont prouvé que la sibiriline cible et inhibe de manière unique deux formes clés de mort cellulaire programmée : la nécroptose et la ferroptose.

 

La sibiriline montre une efficacité in vitro dans des modèles cellulaires de la maladie de Parkinson et de la mucoviscidose, soulignant son potentiel en tant que molécule thérapeutique à cibles multiples. Elle agit en inhibant à la fois la protéine RIPK1 et la peroxydation (phospho)lipidique. Ces résultats mettent en lumière le fort potentiel thérapeutique des inhibiteurs de la RIPK1 ayant une activité RTA, et la capacité de la sibiriline à contribuer à une meilleure compréhension des mécanismes de mort cellulaire, qui sont étroitement liés aux maladies dégénératives et inflammatoires.

 

La sibiriline agit en supprimant l’activité de RIPK1, une protéine de signalisation essentielle impliquée dans la nécroptose. En inhibant directement RIPK1, la sibiriline empêche la spirale d’événements qui aboutit généralement à la mort des cellules.

 

Au-delà de son impact sur la nécroptose, la sibiriline a également la capacité d’inhiber la ferroptose, une forme de mort cellulaire dépendante du fer et caractérisée par la peroxydation des phospholipides. La ferroptose serait au centre de troubles neurodégénératifs, des défaillances des organes et de cancers. La double action de ce composé le distingue des autres traitements qui ne ciblent généralement qu’une seule voie de mort cellulaire régulée.

 

L’équipe de recherche à l’origine de l’étude a utilisé des modèles cellulaires de pointe pour simuler des conditions inflammatoires et de stress oxydatif, afin de valider l’activité protectrice de la sibiriline. Les cellules traitées ont montré une résistance évidente aux stimuli mortels qui auraient autrement induit une nécroptose ou une ferroptose, soulignant ainsi le potentiel thérapeutique du composé.

 

La forte sélectivité de la sibiriline pourrait constituer une avancée majeure dans la conception de médicaments, et permettre une inhibition précise des voies pathologiques de mort cellulaire tout en préservant les fonctions cellulaires. La découverte de la sibiriline a été saluée par les experts comme une avancée importante, portant un nouvel espoir de découverte de nouveaux traitements pour des maladies telles que l’infarctus du myocarde, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et certains cancers.

 

Cet article soutient fortement notre stratégie de R&D alors que nous préparons l’entrée en phase clinique de nos programmes en 2027, afin de démontrer la pharmacodynamique, la sécurité à long terme et l’efficacité de nos traitements.

 

Grâce à notre plateforme technologique innovante de molécules brevetées, nous concentrons nos efforts sur deux programmes phares, dans la DMLA sèche et l’hépatite aiguë sévère, deux indications qui présentent un besoin médical très important et non satisfait.

 

L’article publié dans Cell Death Discovery :

 https://www.nature.com/articles/s41420-025-02852-8 

L’article de ScienMag sur le sujet :

https://scienmag.com/sibiriline-blocks-necroptosis-and-ferroptosis-simultaneously/